Je viens de déguster quelques Délichocs tout droits venus de France, un peu fondus, certes, mais toujours aussi croquants (parce que le paquet vient juste d'être ouvert, mais avec l'humidité ambiante - de 70% à 90%, va falloir que je me dépêche de les manger). Dur dur la vie d'un Délichoc à Hong Kong.

Oui, donc, rassasiée de ces goûteux biscuits, je me suis dit qu'il fallait peut être que je continue ma série de billets sur le Japon... Aujourd'hui les amis, je vous montre ce que j'ai vu du Tokyo "traditionnel". Parce que Tokyo, c'est pas que des gens au look de folie qui courent entre les buildings pour attraper le dernier train super grande vitesse parce qu'ils ont trop traînés au Karaoke du coin. Non, non, on trouve encore des coins paisibles avec de charmantes petites rues, ou des temples imposants.

Première étape: le temple d'Asakusa. Dans ce qu'on peut appeler la vieille partie de la ville (Asakusa en l'occurence), le temple Sensoji est un des plus grands (si ce n'est le plus grand... je ne peux pas dire je n'ai pas le Lonely Planet sous les yeux) temples de la ville. Je m'y suis rendue un samedi matin, parce qu'il s'est trouvé que c'était comme ça, et sur quoi suis-je tombée ? Oh oh ohhhh. Une procession annuelle en l'honneur d'un dragon doré. Pour la petite histoire, un 18 Mars, il y a bien bien longtemps, 1000 pins sont apparus près du temple, comme par magie. Mais attention, le mieux, c'est qu'un dragon doré est descendu du Ciel pour aller dans ses pins. Mais on ne l'a jamais revu... Zut alors. Donc tous les ans, on célèbre sa venue dans ce temple. On organise une danse du dragon (à la Japonaise, rien à voir avec la danse chinoise), avec une procession de moines qui vont prier au temple, avant d'écouter un chant de Geishas... Et oui ! Je n'avais vu que des apprenties Geishas à Kyoto, mais là, pour le coup, j'en ai vu des vraies, chanter en plus !


Voici une des rues d'Asakusa.


Le Sensoji temple, légèrement bondé...




Les geishas !


La danse du dragon.


Le dragon... à la fin de la danse, on pouvait aller le toucher et faire un voeux. J'étais accompagnée d'un petit vieux Japonais durant la cérémonie qui m'a tout expliqué gentiment, en Anglais, et il a voulu que j'aille toucher le dragon! :) Super sympa le bonhomme !


Le lendemain, le petit vieux m'avait dit de me rendre au Meiji Shrine (un sanctuaire... qui n'est pas un temple même si pour le néophtyte ça revient exactement au même quand on les regarde - le premier est shinto, le second est bouddhiste) car le dimanche il y avait des mariages traditionnels. En plus, ce dimanche était un jour de chance, donc il y aurait sûrement plus de mariages. Je m'y suis rendue tôt et je suis restée assez longtemps là-bas, tellement je trouvais ça magnifique. Le premier couple de mariés se demandait sûrement quoi vu que je suis restée près d'une demi-heure à les observer...
En fait les couples viennent en costume traditionnels, avec la famille pour se faire prendre en photos dans le sanctuaire. Il y a une cérémonie auparavant avec des moines shintos (si je ne dis pas de bêtises) puis photos de groupe. Les photos prennent énormément de temps car les photographes prennent trois heures à bien mettre en plis les kimonos des mariés, ce qui n'a pas l'air évident du tout.




Ah ah. Au bout d'un moment ils ont bien fini par me repérer...








A l'entrée du sanctuaire.

Voilà qui donne envie de se marier au Japon, AH AH AH.