J'avais beau dire à qui voulait l'entendre que Paris était lisse et aseptisé, après tout, une fois qu'on cherche bien, on trouve de la vie (et des graffitis). Donc je remballe mon jugement hâtif, comme quoi Paris c'est nul et que je n'y trouve pas mon bonheur, il suffit de sortir des boulevards haussmanniens et des nouveaux quartier type BNF, ou d'y bien regarder, pour capter cette âme tressaillante.

Pour éviter de ne raconter n'importe quoi (ah ah je tressaille), je vais simplement planter le décor autour de ces quelques photos. J'étais à la fin d'une traversée de Paris, balade de plusieurs heures, qui débuta aux boulevards haussmanniens (justement...), pour finir du côté de la bibliothèque Mitterand (la BNF donc, comme par hasard). Et là, j'en avais plein les pattes, et je n'avais rien vu d'excitant, pas de coin fous où l'art de rue s'exprime... que des vieux bâtiments plein de magasins identiques (toujours les mêmes quel que soit le quartier) ou que des quartiers en projets plein de bureaux et de Starbucks (repérez l'exagération). Donc je me dis que Paris c'est pourri (c'est juste pour la rime) et je m'en vais prendre le métro par un chemin détourné.

Et ooooh... et aaaah.

Voilà que je tombe sur une usine désaffectée qui fait de la résistance dans ce quartier tout neuf tout moderne. Un bâtiment qui compense le manque d'âme de tout un quartier...













Tout ça est assez fouilli, pas forcĂ©ment ragoĂ»tant ah ah, mais au moins c'est vivant... et assez impressionnant, surtout les façades qui Ă©taient peintes de partout. Je me demande comment ils s'y sont pris (des Ă©chelles ? des cordes depuis les fenĂŞtres des Ă©chafaudages ). Alala, Paris et ses mystères...